Dimanche 10 janvier 2010
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Je regardais par la vitre sans penser à rien, témoin passif de cette compression de l’espace et du temps qui donne le sentiment que c’est à l’écoulement du temps qu’on assiste de la fenêtre des
trains pendant que le paysage défile.
Dimanche 20 décembre 2009
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17:38
Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.
Dimanche 20 décembre 2009
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J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
extrait de Spleen.
Mardi 15 avril 2008
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Nous dormons bercés par l'orgue de Barbarie du temps, puis nous nous éveillons- si toutefois nous le faisons - au silence de Dieu. Ensuite,
quand nous nous éveillons aux rives profondes du temps incrée, quand les ténèbres aveuglantes s'entrouvent au-dessus de la rive lontaine du temps, alors il faut vite rejeter un certain nombre de
choses, comme notre raison et notre volonté, car il est grand temps de se précipiter chez soi.
dans Holy the Firm.
Mercredi 9 janvier 2008
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J'ai tendance à penser que les voyages ne sont que des illusions fatigantes et astreignantes, réclamant beaucoup d' énergie et une adhésion sans faille. Je
n'ai pas soif d'horizons, cet appétit forcené de terre étrangère, de dépaysement. Le décor change, mais en vérité, on n'a pas bougé. Où qu'on aille, on suit toujours la même route. Celle
qui nous porte.
dans Le cri.
Dimanche 2 décembre 2007
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Le départ est ma seule demeure,
cette selle est ma terre
Le nord lui est sud et le sud
nord-.
Je m'imagine pour la perplexité venue
de lointaines racines
afin de murmurer ses jours :
mes désirs sont mes champs
et la révolte la fleur du poème
dans Le Livre
Samedi 10 novembre 2007
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La vie, ce n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient.
dans Vivre pour la raconter
Mercredi 7 novembre 2007
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11:13
Ce que je sais, en physique, c'est que pour un homme se tenant sur la berge, le temps passe plus vite que pour celui qui se trouve en bateau- surtout
si ce dernier est avec sa femme.
dans L'Erreur est humaine.sur l_fck
Mercredi 17 octobre 2007
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12:00
Je me méfie de la notion de " grands espaces ". C’est une perception des hommes, pas une réalité. Ce sont les hommes qui font les paysages et non les paysages qui construisent les
hommes.
dans un entretien pour le journal L'humanité, du 30 mai 2003
Samedi 13 octobre 2007
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10:29
Je ne dis pas que John ou Jonathan se rendront compte de tout cela. Mais telle est la nature de ce lendemain-là que la simple marche du temps ne parvient jamais à faire poindre. La lumière qui
aveugle nos yeux n'est que ténèbre pour nous. Seul ce jour-là point, celui dont nous avons conscience. Des jours vont se lever. Le soleil n'est qu'une étoile du matin.
dans Walden ou la vie dans les bois